Les mystères de l’Ouest et mon coeur un peu plus au sud encore
D’une rive à l’autre, Méditerranée d’une part, Golfe du Mexique de l’autre, mon cœur s’en est allé vagabonder. Je le croyais mort, il s’était seulement mis en veille, économie d’énergie, conso mini.
Il ne me servait plus beaucoup : quelques apparitions de ci-delà, routine avaricieuse, manque de sève, hiver doux de Provence. Il se sentait inutile, proprio en mode warrior ON, tout à l’adrénaline, pas de tendresse, garder le château et le troupeau, cuisser la douce châtelaine de temps en temps, faire tapisserie au mieux, guerroyer en les murs au pire, trompage de cible.
Il n’a pas cherché, on l’a trouvé. On ? une gen. Une gen bien lunée, à l’écoute, les oreilles hors du terrier, le nez au vent vers l’embouchure du Rhône. Je t’écoute tu me parles ou l’inverse, Blabla, blibli, bloblo, l’oscillo s’anime, bricolage de blogs, videotage interfuseaux, oubli des horaires et assemblées de potaches. La sinusoïdale se creuse, lentement à leurs cœurs défendants, les manques, le et la gen s’apprennent, s’entraident… mais sans vouloir s’éprendre.
Les 2 coeurs éloignés, aimantés, sont pris, épris un peu déjà mais résistent : stratagèmes gueriers, feintes, ruses, tout est tenté pour les séparer. Mais las, le temps passe, ils rêvent qu’ils s’enlacent. Le plaisir est plus fort que la douleur, le désir imaginé jamais ne s’use…
Ils se braquent avec leurs cerveaux respectifs, en tombent malades, ventre en feu, maladies infantiles, stress chronique.
Dur réveil hivernal de ce cœur engourdi. L’adrénaline est toujours là. Un ménage s’impose : vider les sacs, poser les valises, accorder les violons pour chasser les sanglots longs de l’automne… patience. Accompagné de sa nouvelle âme soeur, elle veille, il doit se tirer de ce mauvais pas.
La suite au prochain épisode.

Une malle de posée et pas des moindres.
Ils n’ont pas cherche mais se sont trouves plutôt non ?